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  • Le risque est indissociable du progrès

    Lors d'un congrès à Dehli vendredi dernier, un intervenant a entrepris de parler de la notion de risque. Son discours était très intéressant, car au lieu de fustiger le risque, il en faisait au contraire l'éloge. Car ce dernier prend chaque jour davantage de place dans notre quotidien, mais dans le mauvais sens. Il deviendrait donc urgent selon lui de changer de perspective en la matière. En effet, à l'heure actuelle, les journalistes nous exposent quotidiennement les risques qui nous entourent: le simple fait de remuer le petit doigt devient un danger. Nous piétinons aujourd’hui dans un paysage médiatique où tout le monde voit des risques, pour tout et partout. Du coup, la population apeurée veut être protégée de tous ces dangers potentiels. Cette volonté entrave pas mal le travail des autorités, qui se retrouvent confrontées à une population qui veut un monde idéal où règne le risque zéro. Là où le bât blesse, c'est d'une part que le risque zéro n'existe pas ; que d'autre part, essayer de l'atteindre a un coût considérable ; et que, surtout,le fait de ne pas prendre de risque revient à tuer dans l'oeuf la prospérité ! Le risque, pourtant, n'est pas une mauvaise chose en soi. Il est d'ailleurs gravé depuis des millénaires dans nos gènes : si nos ancêtres avaient eu la même peur du risque, nous vivrions encore dans des cavernes. Prenez l'exemple de Ford : il avait déjà cinq faillites à son actif quand il est enfin devenu un géant de la production automobile avec sa célèbre Ford T. C'est parce qu'il ne s'est pas arrêté de prendre des risques qu'il a fait fortune. Son exemple s'applique aussi à nous et à tous les domaines, tant dans la recherche que dans le monde de l'entreprise : s'il n'y a personne pour prendre des risques, le progrès ne peut voir le jour. Les propos tenus lors de ce congrès m'ont intéressé, en ce qu'ils allaient d'une part à l'encontre du discours dominant, et en ce qu'ils montraient bien, à mon sens, quel était le problème de nombre d'entreprises en France : à ne pas vouloir prendre de risques, elles ne font pas de profit. Il faut savoir jouer pour pouvoir gagner. Pour plus d'informations, allez sur le site de l'organisation du séminaire entreprise en Inde et retrouvez toutes les infos.

  • Les organisations médicales sont demandeuses de tiers-payant généralisable en permanence des soins ambulatoires

    Toutes les organisations syndicales de médecins concertées souhaitent, rejoignant les objectifs fixés par les cahiers des charges régionaux de la permanence des soins ambulatoires, que le tiers-payant intégral en PDSA puisse être facilité et généralisé. 33 % des actes de PDSA (activité régulée) sont réalisés hors tiers payant et 29 % en tiers payant RO non 100 %, alors que le tiers-payant sur la part RO est prévu par la convention médicale ; 2 à 3 millions d’actes médicaux majorés sur l’ensemble de la PDSA pourraient ainsi bénéficier des outils du TPG. Comme l’indique l’agence régionale de santé d’Ile-de-France (ARSIF) dans son cahier des charges 2018 de la PDSA, sous l’intitulé Développer l’accessibilité financière de tous les dispositifs de PDSA par le tiers-payant : « L’ARS s’inscrit en appui de la démarche précisée par la convention nationale organisant les rapports entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie, visant à développer l’accès au tiers-payant dans le cadre de la permanence des soins, en particulier pour les lieux fixes de garde. Cette disposition est de nature à faciliter l’orientation des patients vers un dispositif de PDSA et à réduire sur ce point l’attractivité des services d’urgence. » Tant en maison médicale de garde ou point fixe qu’en effection mobile, une attention particulière devrait être portée aux systèmes d’information, notamment par les agences régionales de santé, afin que les associations de permanence des soins disposent de logiciels et terminaux adaptés permettant le tiers-payant intégral.