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Le désert monochrome

  • A Chenonceaux

    Quand ma femme et moi quittons la maison, ce matin-là, les rues sont désertes. Normal, étant donné l'heure : le soleil n'a pas encore fait son apparition et nous sommes dimanche. Nous nous rendons en voiture jusque dans un champ hors de la ville et rencontrons les autres participants. Nous faisons connaissance dans le froid matinal, observant un curieux ballet. Notre aérostier allume en effet un ventilateur pour envoyer de l'air froid dans le ballon, puis emploie un brûleur pour terminer son oeuvre. Le ballon (car oui, c'est bien de cette manière que nous allons prendre la voie des airs) prend progressivement forme et nous nous apprêtons à monter dans la nacelle. J'espère que tout va bien se passer une fois là-haut. Les hauteurs et moi, on n'est pas vraiment fait pour s'entendre. Mais j'ai lu quelque part qu'il est impossible d'avoir le vertige dans une montgolfière. De toute façon, je vais pouvoir vérifier par moi-même sous peu ! Quand le ballon est paré au décollage, nous montons à bord. Nous sommes huit à participer à ce vol exceptionnel. Sitôt embarqués, nous nous envolons. Tout de suite, la magie opère. Le départ est d'une telle douceur que si j'avais eu les yeux fermés, je ne l'aurais peut-être pas senti ! Et pour mon plus grand bonheur, je constate que c'est vrai : il n'y aucune sensation de vertige. A bord, chaque personne présente semble un peu émue. A part le bruit du brûleur, un silence quasi religieux règne. Il faut dire que le paysage, magnifique, s'étend partout autour de nous. C'est un moment rare que nous vivons-là. A un moment, nous restons coincés dans un vallon, attendant qu'un souffle d'air propice nous pousse plus loin. Mais il y a tant à regarder qu'on ne s'en plaint pas. Au bout d'une heure, pourtant, c'est déjà le moment d'atterrir. Nous n'avons vraiment pas vu le temps passer ! L'atterrissage est un peu plus délicat que l'envol et la nacelle rebondit plusieurs fois, provoquant quelques cris d'effroi. Mais il y a heureusement plus de peur que de mal. Curieusement, depuis lors, il paraît que j'ai la tête dans les nuages. :) Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez jeter un oeil au site du prestataire ! Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de baptême en montgolfière à Chenonceaux et trouvez toutes les infos.

  • Le lancement d’un grand programme de recherche sur le microbiote aux États-Unis

    Le microbiote, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus) localisés dans des organes qui protègent notre organisme, comme l’intestin grêle et le côlon, est un enjeu majeur qui pourrait dépasser celui de la génétique. Les fonds d’investissement et les laboratoires pharmaceutiques ont investi plus de 700 millions de dollars entre 2011 et 2016 dans les solutions thérapeutiques basées sur le microbiote. En octobre 2015, des microbiologistes américains ont publié dans la revue Science un article appelant à une unification des recherches dans le domaine des microbiotes. En mai 2016, le gouvernement américain a annoncé le lancement du National Microbiome Initiative (NMI), le premier consortium américain sur le microbiote, doté d’un budget estimé à 500 millions de dollars. Le financement est composé pour un cinquième de fonds gouvernementaux, le reste est investi par des universités et des entreprises intéressées, comme la fondation Bill & Melinda Gates qui a déjà investi 100 millions de dollars dans le projet. Dans le cadre de l’approche globale impulsée par le gouvernement, trois axes ont été mis en avant : • les études interdisciplinaires, en s’appuyant sur les liens avec le département de la santé qui a investi 20 millions de dollars ; • le développement d’outils pour manipuler le microbiote ; • la création d’emplois dans le domaine. Au total, plusieurs dizaines de centres de recherche sur le microbiote doivent ouvrir sur le territoire américain. En France, le projet Metagenopolis, démarré en 2013, est soutenu par les Investissements d’Avenir et l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) pour un budget total d’environ 83 millions d’euros. Le projet s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire médicale, scientifique et industrielle. Ce projet a déjà abouti à 15 publications dans des revues telles que Nature et à 27 dépôts de brevets.

  • Un paradoxe

    C'est fou. Les outils technologiques nous entourent et nous permettent de communiquer comme jamais dans l'histoire de l'humanité. Et pourtant, nous ne communiquons pas vraiment : nous parlons de nous. En voyage, nous ne prenons même plus en photo les splendeurs qui nous entourent : nous prenons un selfie où nous cachons la plus grande partie du paysage. Notre ego prend toute la place. Comme l'a dit un des dirigeants de One Plus tout récemment lors d'une interview : "les smartphones étaient censés nous rendre plus intelligents. C'est le contraire qui s'est passé".

    Et avec le grossissement à n'en plus finir de ces égos, s'en est ensuivi un appauvrissement de la pensée. Un recul du progrès, une nouvelle ère d'obscurantisme dont le meilleur représentant est encore celui qui siège à la Maison Blanche, et qui, par ses propos souvent xénophobes, a libéré certains et fait progresser les crimes racistes de 84%. En l'espace d'un an à peine, c'est un exploit remarquable !

    Voilà le paradoxe de notre époque : nous avons tous les outils technologiques à portée de main pour devenir plus intelligents, plus proches, plus humains. Au lieu de ça, nous nous refermons tous dans un petit univers clos, entre nous. Un petit univers sans débat, où rien ne vient nous contredire. Un désert de la pensée. Un désert monochrome.